HISTOIRE DE L’ÉCOLE ALTERNATIVE

Ses origines

L’école alternative québécoise s’inspire de la pensée pédagogique humaniste de l’antiquité gréco-romaine.

En son centre, deux valeurs fondamentales poussées par Socrate et ses disciples: le respect de la personnalité de l’enfant et la profonde connexion entre le maître et son élève. Ce courant de pensée s’est poursuivi avec Jean-Jacques Rousseau et Sigmund Freud, puis avec Pestalozzi, Cecil Reddie, Francisco Ferer et plusieurs autres grands pédagogues du XXe siècle, militant pour une éducation nouvelle.

Après la création de deux premières écoles « nouvelles » en 1955 et 1969, c’est en 1974 que la première école publique dite alternative voit le jour en sol québécois. Née de la collaboration entre Denise Gaudette et Charles E. Caouette, de l’Université de Montréal, l’école-recherche Jonathan définit les prémisses de l’école alternative:

  1. Pas de sélection d’élèves, pas d’examen d’entrée;
  2. Groupes composés d’élèves de plusieurs âges (de 6 à 12 ans);
  3. Système démocratique impliquant activement les parents en tant que co-éducateurs et co-gestionnaires;
  4. Respect et adaptation aux différents rythmes d’apprentissage propre à chaque élève.

Aujourd’hui, le Québec compte 45 écoles publiques alternatives (40 primaires, 4 secondaires et 1 primaire-secondaire) réparties dans 21 commissions scolaires, soit dans la grande région de Montréal, mais aussi dans Lanaudière, dans les Laurentides, en Abitibi, en Mauricie, en Estrie, en Montérégie, dans le Centre du Québec, au Saguenay Lac St-Jean et dans la région de Québec.

La majorité des écoles alternatives sont créées par le mouvement collectif d’une communauté de parents qui, dans leur région respective, désirent offrir à leurs enfants un environnement éducatif différent, basé sur des valeurs humanistes et prônant l’expression de la créativité, de l’innovation et de la coopération.